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Quelque part aux Maldives…

Plage du Constance Halaveli, Maldives

Nous voici en ce 13 novembre 2012, prêts à décoller pour… les Maldives ! Nous avons eu l’occasion d’y aller une première fois en novembre 2010 (que dis-je, c’était la troisième fois pour Marco!). Aux Maldives, chaque île est différente. On peut être sur une île d’un kilomètre de long sur 700 mètres de large, comme sur un confetti d’à peine 100 mètres de diamètre ! On a que l’embarras du choix et il y en a pour tous les budgets.

Pour nous ce dernier voyage représente une expérience inoubliable, puisqu’il nous a vraiment décidé à franchir le cap du diplôme de plongée, que nous passons actuellement !

Première étape : s’y rendre ! Depuis Genève, les compagnies aériennes du Moyen-Orient (Qatar, Etihad airways et Emirates) offrent le meilleur rapport qualité-prix-durée de voyage, Emirates ayant un assez grand avantage : un hôtel à l’intérieur même de l’aéroport de Dubai. Même si la chambre coûte relativement cher, dans les 200 francs suisses, pouvoir dormir dans un vrai lit quelques heures et prendre une douche avant de reprendre l’avion n’a pas de prix…

L’intérêt de faire escale au Moyen-Orient, c’est aussi de couper le voyage en deux : avec Emirates, c’est 6 heures pour faire Genève-Dubai, et 4 heures pour Dubai-Malé.

En 2010, nous avions volé avec Qatar, qui a de quoi pâlir face aux services et au confort offerts par Emirates.

Six heures d’avion jusqu’à Dubai et quelques heures de transit plus tard, nous changeons donc d’avion, mais aussi de décor… L’eau se fait de plus en plus claire, et ça et là, on aperçoit ses premiers lagons d’eau turquoise…

Après quelques minutes, on aperçoit Malé (à ne pas confondre avec Mahé des Seychelles !), qui paraît vraiment à l’étroit sur sa petite île. On se demande un peu comment autant d’immeubles peuvent tenir sur si peu de terre. Cela rappelle un peu que les Maldives, ce n’est pas que du sable blanc et des cocotiers, c’est aussi une capitale qui étouffe, à la fois de part son extension limitée par la taille des terres, mais aussi de part son extrémisme religieux, qui fait fuir d’autant plus les touristes curieux de visiter la ville. On dirait d’ailleurs que les autorités n’ont pas voulu exposer ça aux yeux des visiteurs. Depuis l’aéroport, on ne verra rien, ou presque, de la ville.

Une fois arrivés, tout est très bien organisé. Après le contrôle d’identité et le passage des visas (on est tellement contents d’avoir ce tampon sur le passeport !), nous sommes arrivés dans une sorte de salle d’embarquement, mais pour les hydravions cette fois-ci, et où les comptoirs sont ceux des hôtels et non ceux de compagnies aériennes. Les îles sont accessibles soit en hydravion, soit par bateau rapide, cela dépend logiquement de la distance à parcourir. Nous avons eu de la chance, notre hôtel se rejoignait en hydravion, encore plus exotique que le bateau! Il existe deux sociétés de « air taxi » qui se répartissent les îles, mais tout est organisé par l’hôtel ou le tour-opérateur (nous avons organisé notre voyage avec Manta Voyages. Service rapide et impeccable). Un employé nous a donc pris en charge, amenés faire le check-in avec encore une fois pesage et étiquetage des bagages (attention les poids acceptés peuvent être inférieurs à ceux acceptés par la compagnie aérienne utilisée pour venir !), puis nous avons pris un petit véhicule pour traverser l’aéroport et pour nous rendre à l’hydravion.

Chaque hôtel dispose de son salon « lounge » devant les quais d’embarcation. Les deux sociétés de « air taxi » ayant le monopole absolu, c’est eux qui décident quand l’hydravion est prêt à partir. Il y a donc  toujours un risque de devoir attendre quelques minutes (ou parfois quelques heures !) qu’un autre avion long courrier arrive et fasse arriver les 4 ou 5 passagers qu’il manquait pour remplir l’hydravion… Malheureusement c’est quelque chose qui ne peut se prévoir.  D’ailleurs la majorité des hôtels et tour-opérateurs décline toute responsabilité si l’attente se prolonge.

Lors de notre séjour en 2010, nous avions dû attendre une ou deux heures dans le salon avant que d’autres personnes n’arrivent. Rien de plus frustrant quand on sait que chaque minute passées là bas n’est pas une minute passée les pieds dans le sable !! Mais cette année, nous n’avons même pas eu le temps de nous asseoir.

Il est aussi intéressant d’anticiper le voyage retour avec l’hôtel ou le tour-opérateur. Les Maldives se trouvant proche de l’équateur, il fait rapidement nuit, aux alentours de 18 heures, et les hydravions ne volent pas la nuit. En fonction de l’heure de départ du long courrier, une nuit à Mahé est donc peut être à prévoir. Nous n’avons pas eu besoin de le faire, mais c’est un critère qui peut être à prendre en compte pour choisir sa compagnie aérienne long courrier, ou son hôtel.

Le trajet en hydravion a duré une trentaine de minutes. Attention aux oreilles sensibles, cet avion fait un bruit assourdissant, et il ne faut pas compter sur la ventilation pour rafraîchir un peu l’atmosphère !

Nous avons dû compter deux arrêts sur d’autres îles pour déposer des passagers. Ce sont des moments qui mélangent excitation et impatience : mais pourquoi on s’arrête encore ?! et puis est-ce que notre île sera plus belle que celle-là ?!

Un nouveau décollage, toujours assez épique, et encore quelques minutes de vol…

…Un dernier amerrissage et nous voilà enfin sur NOTRE île ! Un petit bout de sable de 500 mètres de long sur 200 mètres de large… Le Constance Halaveli

Cette île n’a rien à voir avec celle sur laquelle nous avions séjournée en 2010 (au Lux*, dans l’atoll d’Ari) beaucoup plus grande. Et qui dit beaucoup plus grande dit beaucoup plus de villas et beaucoup plus de clients. Nous avions fait, un peu malgré nous, la connaissance d’un couple de Français qui paraissait vouloir partager leurs vacances avec d’autres clients. Nous avons dû faire preuve de quelques stratagèmes pour nous en débarrasser ! Pas que nous soyons anti-sociaux, mais si c’est pour des vacances en groupe, il y a le Club Med !

Un petit cocktail de bienvenue et une brève présentation de l’île plus tard, nous nous rendons à notre villa… Sur le chemin, on se demande si nous ne sommes pas les seuls sur l’île – pour une fois qu’une publicité n’est pas mensongère !

Nous avons à nouveau opté pour une villa sur pilotis, et ce pour plusieurs raisons assez importantes à nos yeux. Une villa sur la plage est au milieu des arbres, qui apportent ombre et insectes en tout genre. Il est également très difficile d’avoir une interaction avec la vie marine lorsqu’on « habite » sur la plage, si on a quand même envie de s’amuser avec les poissons lors de notre séjour. Cela est d’autant plus difficile si des digues pour limiter l’érosion du sable sont construites à quelques mètres de la plage.  Malheureusement la montée des eaux aux Maldives n’est pas qu’une légende, et de plus en plus d’hôtels sont contraints de construire des digues (en béton, ou blocs de pierre) pour casser les vagues et du même fait conserver le plus de sable possible… Il n’est donc pas rare de voir sur quelques îles des sacs de sable posés en renfort du sable existant, ou des machines qui pompent le sable à faible profondeur pour le rejeter sur la plage. Ce n’est pas très glamour, de nombreux vacanciers s’en plaignent, mais on a rien sans rien. Chaque visiteur des Maldives apporte sa charge de CO2 avec lui et les conséquences qui vont avec…

Un dernier point sur le duel villa sur la plage / villa sur pilotis : sur pilotis, même si on a pas les pieds dans le sable, lorsque nous sommes sur notre terrasse,  nous sommes sur NOTRE terrasse, contrairement aux villas sur l’île qui ont les leurs sur la plage ouverte à tous.

Dès notre arrivée, le soleil brûlait la peau et éblouissait les yeux, l’eau cristalline entourait de toute part le ponton, un crabe par çi, des poissons par là… Nous voilà sur une autre planète…

Quel fut alors notre étonnement quand on a finalement regagné notre villa qui allait être notre « maison » pour quelques jours (bien trop courts…)!

Une des nombreuses raisons qui font des Maldives une destination plus que particulière, ce sont ses fonds marins (à moins de ne pas aimer l’eau, mais du coup la destination est peut être mal choisie !). Une paire de palmes, un masque et un tuba, et à peine les escaliers de la villa descendus et la tête sous l’eau, une multitude de petits poissons colorés nous souhaitent la bienvenue.

Cette année, nous avions un poulpe résidant sous nos escaliers, que nous avons logiquement baptisé Paul (comme le poulpe prédisant les résultats du Mondial de foot 2010 pour ceux qui n’auraient pas suivi). Mais ce malin était bizarrement assez doué en camouflage, et nous n’avons pas réussi à prendre une photo souvenir digne de ce nom. En même temps, j’avoue que j’ai une petite préférence pour notre colocataire de 2010…

Ce tout mignon et souriant poisson porc-épic venait nous rendre visite tous les soirs pour passer la nuit sous les marches. Celui-là a été logiquement baptisé Polochon… Nous le remercions d’ailleurs d’avoir évité de nous montrer à quel point il pouvait gonfler et piquer… A priori, nous ne lui avons pas fait trop peur !

Il est important de garder à l’esprit, lors des préparatifs des vacances, que les hôtels ne sont pas tous égaux en terme de quantité et qualité de coraux… La fois dernière, nous n’avions pas été vraiment gâtés, les coraux étant assez petits, et la profondeur de l’eau rarement suffisante pour passer au dessus d’eux sans avoir peur de se râper les genoux. Sans compter les cycles de marée qui rendaient la baignade quasi-impossible devant la villa à marée basse.

Cette année, nous avons vraiment pu voir de magnifiques choses rien qu’en snorkeling. Le tombant (« frontière » entre les coraux et le grand bleu) ne se trouvant qu’à quelques coups de palmes de la villa, il nous a permis de voir beaucoup de petites bêtes… et quelques plus grosses !!

Et oui, pas d’océan sans requin! La pointe noire sur l’aileron rassure un peu, puisque jusqu’à nouvel ordre, les requins à pointe noire sont inoffensifs, voire craintifs.  Bon il ne faudrait quand même pas trop les énerver. En tout cas, nous on touche du bois, ils ne se sont pas approchés de trop près (et nous non plus) !

Un des autres avantages d’une villa sur pilotis, c’est que l’on peut garder les portes fenêtres grandes ouvertes en permanence: s’endormir avec le bruit des vagues et se réveiller avec les premières lueurs du soleil… c’est à cette heure-ci, très tôt, qu’on a le plus de chance de voir quelques raies qui ont passé la nuit près de la plage repartir en direction du large pour se nourrir. Notre rituel matinal était d’ailleurs de nous installer sur le ponton de la terrasse, la tête en bas, et d’attendre… Il y a des matins où nous n’avons eu que quelques poissons (et Paul le poulpe !) pour faire le spectacle, et puis d’autres matins où la nature nous remerciait de notre patience…

Un matin en particulier, nous étions aux aguets quand, au loin, nous avons vu quelque chose sauter de l’eau. On s’est dit que ça ne pouvait être qu’un dauphin ! Wow, un dauphin ?! Il a complètement disparu… On s’est dit alors que nous n’étions pas encore trop réveillé, que nous avions rêvé, quand d’un seul coup, une tâche sombre est apparue près de la villa…

En y regardant de plus près… c’était une raie manta ! C’était bien elle que nous avions vu sauter de l’eau. Nous avions appris que les raies manta s’amusent quelques fois en sautant à la surface… On a vraiment eu du mal à y croire, on voulait juste chausser les palmes illico presto pour aller tournoyer dans l’eau avec elle. Mais en y réfléchissant bien, il était plus sage d’apprécier le spectacle, et d’espérer qu’elle repasse le lendemain…

Comme on adore être dans l’eau, notre emploi du temps quotidien se résumait à peu près à deux sorties snorkeling par jour autour des villas. Contre toute attente, lors d’une de ces sorties, notre raie manta nous a rendu une petite visite… Malheureusement, entre l’émotion (il faut vite s’en remettre car ça nage vite et faut pouvoir la suivre !), la quantité de plancton ce jour là et la qualité de l’appareil photo, peu de photos sont bien sorties. En voici une (mais nous avons réussi à la filmer et plusieurs images sont dans notre film).

Tous les hôtels ou presque proposent des sorties snorkeling en dhoni (bateau traditionel maldivien). Ces sorties permettent d’avoir plus de profondeur d’eau et donc de voir d’autres espèces de poissons :

En fonction de la période de l’année et de l’île, il est possible d’apercevoir des requins-baleine, mais nous n’avons pas eu cette chance…

De retour sur la terre ferme, les jours se sont suivis, mais sans se ressembler!

En marchant sur le ponton pour aller prendre le petit-déjeuner, on ne pouvait qu’admirer chaque matin la vue qui s’offrait à nous.

Et un jour en particulier, au restaurant, nous avons aperçu au loin quelques ailerons de dauphins venus nous souhaiter bon appétit… Mais ils ne se sont pas plus approchés, et même si nous avons rapidement chaussé les palmes pour essayer de les rencontrer comme nous avons pu le faire à l’île Maurice, ils se sont rapidement éloignés.

Malheureusement, le temps passe au même rythme aux Maldives que partout ailleurs.

Nous avons profité d’un dernier coucher de soleil… En compagnie de notre fidèle ami le héron, qui en plus de s’inviter sur les photos…

…S’invitait également au restaurant.

Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, il a fallu se résoudre à reprendre notre petit avion.

Alors, un dernier regard dernière nous… Et nous revoilà dans les airs direction la réalité…

Une chose est sure, nous reviendrons ! Mais avec d’autres critères, plus besoin d’une grande villa tout confort, la prochaine fois, ça sera sans chichi, du moment qu’il y a un bon centre de plongée, et plein de raies manta dans le coin !

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Commentaires 4

  1. Salut les amis,
    Trop top votre blog, les images grandioses, je me lasse pas de vous lire !
    Merci aussi pour les conseils et les idées, elles vont nous servir pour nos prochaines vacances.
    A bientôt
    Mark

    1. Salut Mark,

      Merci pour ton message. Je suis très heureux que tu aimes notre travail et que tu le trouves utile.
      On ne va pas tarder a remettre du contenu, cette fois-ci ce sera mis en direct depuis le lieu des prochaines vacances.
      Le lieu reste encore secret, mais dans exactement deux semaines tu sauras où on se trouvera.

      A tout bientôt.

      Marco

  2. Superbes les Maldives ! La faune fait vraiment envie ..par contre votre récit sur les machines à sable pas trop !!! Moi qui trouvait que les maisons sur pilotis c’était pas le top à cause de la chaleur … je crois que je changerais d’avis … merci pour tous ces conseils , et ces merveilleuses photos !

    1. C’est pour nous le plus bel endroit sur terre. C’est peut-être pour ça que j’y suis à mon 4ème séjour, Anne-Sophie a son deuxième et on pense remettre ça cet hiver. Je regrette juste que ça devienne un peu trop luxueux ou tourisme de masse au détriment d’un style plutôt ECO par le passé…

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