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Trip en scooter à Bali

Une rizière en escalier à Ubud

Notre visite d’Ubud s’achève, il est maintenant temps pour nous d’enfourcher notre scooter et de partir à la découverte de quelques temples et volcans qui ne se trouvent pas (trop) loin. Nous avons esquissé quelques parcours sur notre carte achetée à l’Office du tourisme, mis nos casques sur nos têtes, complété les check-lists de décollage, et c’est parti…

Notre première halte, nous l’avons faite à environ quinze minutes en scooter supersonique en direction du sud. Il s’agit de la grotte de l’éléphant (Goa Gajah). Dès notre arrivée, nous sommes harcelés par les vendeurs de « sarongs » et le calme ne revient qu’une fois que nous nous sommes acquittés de la taxe d’entrée du site. Après avoir descendu quelques marches, nous nous retrouvons à l’entrée d’une caverne. On avoue que ce n’est pas une visite exceptionnelle, mais après tout, ça permet de faire de belles photos et aussi d’avoir rencontré le guide touristique le plus atypique jamais rencontré. La visite gratuite s’est entièrement faite en balinais!

Au prochain croisement, nous avons pris la direction du nord jusqu’à notre prochaine escale, Tampaksiring, où nous avons visité le temple Gunung Kawi. La visite commence, comme d’habitude, par la descente des marches, mais cette fois-ci, ce sont des centaines et des centaines de marches dont il s’agit! Le long de cette descente nous pouvons contempler de magnifiques rizières et on commence à apercevoir l’entrée du temple.


Cette fois-ci, on avoue que ce temple vaut vraiment la peine d’être visité. Il est en effet composé de statues hautes d’une dizaines de mètres taillées dans la pierre, mais aussi de ruines, d’habitations, elles aussi taillées dans cette même montagne. On y trouve même une source d’eau qui visiblement guérit tous les maux. On en a bu une goutte, histoire de… peut-être tenir le coup pour remonter les marches en rentrant! Nous nous arrêterons là pour la description de ce temple, mais si vous lisez cet article, c’est que vous préparez peut être votre voyage à Bali, alors nous vous laissons le soin de découvrir par vous-mêmes…

La visite terminée, nous voilà partis pour le mont Batur, notre but étant d’arriver à Kintamani, à 1450 mètres d’altitude. C’est lorsqu’on s’est répété dans nos têtes l’altitude qu’on s’est posé deux questions. Est-ce que le pauvre scooter va tenir le coup pendant la montée ? Est-ce qu’on va tenir le coup lorsqu’on aura perdu 20° ? Et oui, le scooter a réussi, sans broncher, à nous emporter jusqu’en haut. Et non, nous avons vite eu froid et n’avons pas vraiment pris le temps d’admirer le lieu en détail. Ceci dit, le paysage est magnifique, mais prévoyez des habits chauds si vous y allez en scooter.

Seuls points négatifs, l’insistance des vendeurs à vouloir nous vendre tout et n’importe quoi et  la visite d’un temple, le Desa Pekraman Batur, plus transformé en piège à touristes qu’en réel endroit de recueillement, où nous avons été déguisés de force avec un costume de cérémonie (que nous avons dû louer). Nous avions beau avoir nos sarongs, ils nous ont obligés à louer la ceinture, le châle pour les épaules pour Madame, et la sorte de « serre-tête » pour Monsieur. Il est impossible d’y échapper. Pour avoir accès au temple, on a dû passer par un entrepôt, là où nous nous sommes déguisés. Puis, on nous a attribué une guide (pas toute à fait majeure!) qui ne nous a pas lâchés de toute la visite, et qui nous a même emmenés vers un peintre aux toiles soit disant uniques. En bref, cette visite a été une réelle mascarade que nous ne conseillons pas du tout.

Il est temps maintenant de redescendre de notre montagne. Sur le chemin de la descente qui nous mène à Ubud, nous nous arrêtons pour déjeuner, tout en admirant les magnifiques rizières à Petulu. Sur la route avant d’y arriver, il faut s’acquitter d’une étrange taxe à touristes pour voir les rizières. Les Balinais ont bien compris comment faire de l’argent avec le tourisme. Si cela permet de préserver les lieux, qu’à celà ne tienne… Ceci dit, le lieu est vraiment sympathique, d’autant plus que nous avons pris le temps de manger avec la vu sur une  très belle rizière en escaliers.

Etant restés sur notre faim de rizières, nous avons décidé le lendemain de partir dans un coin moins touristique. On a suivi les conseils d’une employée de l’hôtel et nous sommes partis vers Sidemen.

Le trajet pour s’y rendre est à lui seul une aventure. Nous passons par des routes nationales super fréquentées, par des chemins agricoles, ou encore par des villes embouteillées, mais ça valait réellement la peine. Il n’y a qu’à voir ce pont pour s’en convaincre…

Pendant toute notre balade, nous n’avons pas vu un seul touriste, et on a pu admirer des rizières à perte de vue.

Cela a confirmé notre idée que le peuple balinais est vraiment extraordinaire. En une seule journée, on a pu voir plus de sourires que pendant toute une année en Europe… Les gens nous regardaient avec gentillesse, et malgré le fait qu’on soit des touristes, on sentait qu’ils avaient plus à nous donner qu’à vouloir recevoir.

Nous nous sommes arrêtés, par hasard, vers un tout petit temple qui était bien décoré, d’où nous entendions de la musique. Nous y sommes rentrés, et c’est seulement à ce moment là que nous avons remarqué que des personnes préparaient une fête. Des personnes du groupe se sont approchées de nous spontanément et nous ont offert des bananes et de l’eau avant  de repartir à leur occupation. Un moment vraiment incroyable. On pensait qu’on allait se faire « engueuler » parce qu’on les avait dérangés, et non, tout le contraire, notre présence les ont ravis.

Pendant cette journée, nous avons même pris le temps de manger dans un vrai « Warung » bien local, perdu au milieu de nulle part, dont les finitions de la maison laissaient à désirer, avec en option son propre scorpion mort noyé dans les toilettes. On y a pris un bon repas, même si on n’a jamais trop su ce qu’il y avait dans la soupe. On ne comprends pas le balinais et la famille qui exploitait ce petit restaurant de bord de route, ne parlait pas un mot d’autre langue.

Et c’est ainsi que notre « trip » se termine, tout comme notre séjour sur l’île des Dieux, mais on s’est promis de revenir..

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Commentaires 2

  1. Ah, je m’étais jurée de prendre des cours de scooter à mon retour en France !!! Parce que, comme je n’ai jamais eu de scooter ni de mobylette étant jeune, je te laisse imaginer le résultat quand j’ai loué un scooter à Bali ! Je zigzaguais tellement que je suis rentrée pour rendre le scooter au bout de 5 minutes !!! Belles photos en tous cas, qui me rappellent de beaux souvenirs

    1. Je suis sûre que tes zigzags n’ont surpris personne, ils conduisent tellement comme des fous là bas! Je t’avoue que j’ai laissé Marco conduire tout le long, j’ai réussi à tomber de scooter toute seule à Genève, alors j’osais pas imaginer à Bali!! Tu as continué à pied du coup?!

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